vendredi 24 mars 2017

Histoire d'une vie: Partir de zéro

Introduction:

Ce récit est tiré d'une histoire vraie (personnelle). L'objectif n'est ni de faire la promotion de ma personne mais plutôt aider tous ceux et toutes celles qui vont lire cette histoire de tirer les bonnes leçons pour la vie. La partager aussi autour d'eux. Afin que cela servent aux autres.



Le primaire et le secondaire
Le primaire s’est passé à l’école primaire publique (epp) dans un village, précédemment à l'intérieur du pays. Sous le couvert de ma mère et des grands-parents maternels. Ils furent les personnes ressources de mon éducation à l’âge adolescent. Très tôt au cp1 à l’âge de 4 ans du fait d’un physique faisant attrait à celui d’un enfant de 7 ou 8 ans. Car c’était à cet âge qu’on recevait les enfants au cours préparatoire 1 (cp1). Sept ans passées au lieu de six ans car ayant repris la classe de cours moyen 1 (cm1). Un niveau bas, en dessous de la moyenne jusqu’au cm1. Occasionnant le redoublement de la classe. Ce fut un moment difficile en tant qu’enfant car c’était la première fois que cela arrivait. Cela a été aussi un moment de prise de conscience du fait de mon niveau bas et qu’il fallait doubler d’efforts si l’on rêvait d’un résultat bien meilleur. Ainsi donc la deuxième année de cm1 fut meilleure. Cinquième au classement annuel pour le passage en classe supérieure (cm2).  Où l’entrée en sixième fut obtenue en une seule fois. Contrairement à beaucoup de mes promotionnaires qui faisaient en général deux ou trois fois, voire plus. Noter aussi que durant cette période, ma mère était vendeuse de baignés. Il fallait donc chaque jour, le matin, aller vendre les baignés dans le village avant de se préparer pour aller à l’école. En son temps aussi, le primaire faisait cours le samedi jusqu’à la mi-journée. Et me fallait après les cours de samedi rejoindre les parents au champ pour prendre le déjeuner, travailler avec l’après midi et rentrer ensemble la soirée au village.  


Une histoire de 3 000F cfa
Après un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) option Informatique Industrielle et Maintenance (2IM) en 2003, j'eu du mal à me trouver un emploi. Un stage difficilement obtenu grâce à un ami, pour la validation du diplôme. Mais de la période d’admissibilité à l’obtention du stage, ce fut une période assez douloureuse. Aucun sous pour les déplacements, ni même pour les petits besoins tel qu’aller chez le coiffeur. Pendant ce temps, mon amour pour l’informatique m’a conduit depuis l’obtention du BAC à fréquenter un cybercafé du quartier.  Et c’est dans ce lieu que je passais le temps en attendant de trouver un stage. A aider les clients à surfer, à saisir leurs mails, etc. C’est ainsi qu’un jour après avoir aidé un anglophone à saisir et envoyer son message électronique qu’il m’offrit la somme de trois mille (3 000) francs. Je me suis retrouvé dans une situation que je ne peux décrire. Car ne sachant quoi faire des trois mille francs reçus. M’acheter quelque chose à manger car j’avais droit à un seul repas, le soir à la maison chez oncle où je vivais. Ou m’acheter quelque chose d’autre. Je me mis donc à réfléchir pendant un bon moment et une voix me dit : de la manière tu as souffert avant d’avoir quelque chose en main, si tu dépense sans le faire fructifier, tu connaîtras une période encore plus difficile que celui que tu viens de traverser. Je compris qu’il fallait investir ces trois mille francs. Mais que faire comme investissement avec trois mille francs ? Encore un temps de réflexion et d’observation, je vis que certains clients du cybercafé demandais souvent des disquettes et ou des CD-ROM pour y mettre leurs données. Je venais donc de découvrir un marché à explorer. Je décide à l’instant même de vendre des disquettes et des CD-ROM. Dans tous les cas utiliser les trois mille francs à d’autres fins, qu’est-ce que j’ai à perdre. Du petit commerce de disquettes et de CD-ROM, me voilà dans une affaire où d’autres marchés s’ouvrirent en plus du cybercafé. Le campus de l’université de Cocody, d’autres cybercafés, des magasins où je faisais des dépôts-ventes. Cette affaire me permit de me prendre en charge de fin 2013 à la mi 2015. Elle me permit aussi d’acheter un ordinateur personnel de deuxième main d’une valeur de cent cinquante mille francs. Elle connut un déclin du fait de la vulgarisation de l’outil informatique, d’internet et de l’évolution des technologies avec l’utilisation de moins en moins des disquettes. Les dernières ventes autour de quinze mille francs environs vont êtres utilisées pour l’ouverture d’un tablier de vente des cigarettes et de friandises et d’une cabine téléphonique de décembre 2015 à fin novembre 2016. L’activité se passait tous les jours principalement de l’après midi (16 Heure) au lendemain 4 Heure ou 5 Heure du matin. Car j’ai trouvé place à un carrefour, à proximité d’un bar et d’une buvette communément appelée maquis. Les revenus servaient à ma prise en charge : santé, nourriture, vestimentaire, … et une épargne pour les projets à venir. Pas grande chose à épargner. Mais au bout de quelques mois, j’ai pu avoir ce qu’il faut pour m’inscrire en cours du soir pour un cycle ingénieur en réseaux informatique et télécommunications dans une grande école qui offrait des réductions de moitié. Et avant même le début des cours, cette même école me recruta en tant qu’éducateur et responsable des formations qualifiantes informatiques. Ce fut ma toute première expérience d’employé avec un salaire de quatre-vingt-dix mille francs (90 000 f) qui a évolué jusqu’à cent cinquante mille francs (150 000 f) au bout de cinq années. Je devais me prendre une maison car la situation chez mon oncle n’était plus bonne. Il souffre de diabète et d’hypertension, doit aller à la retraite dans deux ans, des difficultés de couple. Aussi épargner pour pouvoir assurer les cours du soir d’ingénieur, suivre des formations de spécialisation en parallèle aux cours d’ingénieur, aider la famille, me prendre une maison (chambre) afin d’être un peu indépendant. Car la situation de mon oncle en famille (santé et finances) s’est dégradée. Nous avions dû quitter la maison familiale. S’en ai suivi un éclatement. Et j’ai trouvé refuge dans la famille d’un ami. Qui fut le secrétaire de section JEC (Jeunesse Etudiante Catholique) un an arrière quand j’étais le responsable. Mon passage dans cette famille a duré 20 mois pendant lesquels j’ai pu ouvrir un point de services : traitement de textes, impression, scan, photocopies. De trois mille francs, me voici à la tête une fois encore d’une autre affaire qui générait en moyenne cent à cent cinquante mille francs par mois en plus de salaire. Et c’est surtout grâce à cette affaire que j’ai pu financer mes formations et m’acheter mon premier ordinateur portable d’une valeur de six cent cinquante mille francs. Le centre de services fut totalement dévasté à l’issu de la crise qu’a connu la Côte d’Ivoire fin 2010 début 2011. Tout a été perdu. Les ordinateurs au nombre de deux, deux imprimantes laser grande capacité, une imprimante multifonctions (photocopie, scan, impression), un copieur grande capacité. Après cela, je repris mon chemin d’entrepreneuriat en devenant distributeur de recharges téléphonique pour un opérateur de la place (intermède) parallèlement au travail d’éducateur pendant cinq mois.

La carrière d’informaticien
Trois ans donc après le BTS, en fin 2006, je pu m’inscrire pour un cycle ingénieur en informatique mais en cours soir. La raison principale fut le coût des formations jours élevées et la possibilité de pouvoir travailler, faire quelque chose pour assurer les cours. Je pu aussi suivre une formation en « administration des systèmes linux » dans un cabinet de formation de la place. La formation d’ingénieur finit en 2009. Mais c’est en 2011 après la crise électorale qu’a pu avoir lieu la soutenance. Et avant la soutenance, je fus débauché par une entreprise intégrateur de solutions informatiques. C’est une telle opportunité que cherchais depuis longtemps. Exercer le métier d’informaticien, celui pour lequel j’ai été formé avec à la clé un BTS et un diplôme d’ingénieur. L’envi d’évoluer et même vite dans le domaine me conduit à étudier les technologies, à travailler dur. A noter quelques échecs dans la pratique sur le terrain comme on le dit. Mais très important pour évoluer. J’utilise alors mes réserves en finance pour passer des certifications en Microsoft et HP. A atteindre le niveau expert en « Server Plateforme » en Microsoft au bout de huit mois. Ma détermination était telle que mes collègues et les clients chez qui j’intervenais pensaient avoir à faire à un ingénieur d’une dizaine d’ancienneté. Je passais seize mois avant d’être débauché aussi par un autre intégrateur concurrent de la place. A noter que de mon travail d’éducateur à la deuxième entreprise intégrateur, le salaire est passé au double ensuite au double du double. A un an et quatre mois d’ancienneté je me retrouve chez l’un des intégrateurs les plus importants de l’Afrique de l’ouest et du centre. Une expérience de trois ans et onze mois avec au bénéfice des missions de formations et de déploiements à l’étranger (Dakar Sénégal, Tunis Tunisie, Bamako-mali), des certifications en plus en HP et Microsoft. Au bout de cinq ans de métier d’informaticien après la formation d’ingénieur, me voilà administrateur système au groupement de services d’une multinationale en tant que chargé de support niveau 2 pour les DSI de toutes les entreprises dans tous les pays d’Afrique.


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vendredi 3 mars 2017

La Science des Affaires


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