samedi 25 février 2017

Le Leader


« Learder » est un terme anglais à plusieurs facettes. De nombreuses personnes l’utilisent en faisant référence à un niveau hiérarchique, à un charisme ou encore au chef de la tribu. Mais que veut dire leader exactement ?
En quoi se différencie-t-il de l’individu lambda ? On l’imagine des visionnaires qui ont à jamais changé le monde, ou encore en guide spirituel, militaire ou politique (Alexandre le Grand  l’illustre conquérant macédonien, en Sir William Wallace héros de l’indépendance écossaise, dans la peau d’un Steve Jobs, d’un Bill Gates ou de l’un des deux fondateurs mythiques d’HP). Pour la majorité d’entre nous, le leader entraîne, motive, inspire, prend des postures courageuses et se veut en rupture avec le statu quo. Il ne se contente pas de gérer l’existant, il crée de nouvelles brèches, des ouvertures, de véritables opportunités de développement. Il est tout cela, mais pas uniquement.
Le leader aussi appelé « chef » voire également hégémonie au sens de prépondérance et d’ascendant, avec une nuance de charisme est un individu qui a de l’influence sur un groupe.  Ainsi donc le leadership « est une relation de confiance temporaire (et parfois éphémère) et réciproque (le leader doit autant avoir confiance dans le groupe que la majorité du groupe a confiance en lui). Elle se manifeste par sa capacité à fédérer et à mobiliser les énergies autour d’une action collective… » Le leader est celui qui est reconnu comme chef de la tribu par la tribu elle-même… Il ne suffit donc pas de vouloir être un leader, il faut que les autres vous voient ainsi. Tout est question de perception. Personne ne peut donc s’attribuer ce label. Vous ne verrez jamais une annonce du type : « Nous avons le plaisir de vous annoncer la nomination de Madame X ou de Monsieur Y au poste de leader en charge de …». Voilà qui serait saugrenu. En réalité, on peut passer sa vie entière à vouloir le devenir sans jamais y parvenir et inversement être perçu comme tel sans jamais l’avoir cherché. Par ailleurs, cette reconnaissance n’est jamais définitivement acquise. Car ce sont les « suiveurs » qui font de vous un leader … ou pas !
Le leader peut appartenir à différentes catégories ou niveaux. Niveau opérationnel, Niveau stratégique avec un mix spécifique de compétences pour chacun :
-          Prendre des décisions à haut risque
-          Naviguer dans les sphères politiques de l’entreprise
-          Représenter l’entreprise
-          Leader à l’international
-          Penser stratégie
-          Faire faire le travail
-          Engager et inspirer les employés
-          Créer de nouveaux réseaux
-          Renoncer à sa réputation d’expert
-          Gérer les situations complexes et confuses.
Le leader peut être né c'est à dire qu'il manifeste les qualités de façon naturelle. il s'impose dans un groupe d'individus sans le clamer. C'est dans cette optique qu'on parle de leader charismatique. Tout se passe comme s'il a un don.
Le leader aussi peut être aussi conventionnel c'est à dire nommé, conçu et reconnu comme tel.

"cet article peut connaître des modifications avec le temps"

Leader et Manager


Leader et manager : c’est la même chose ?


« Vous ne pouvez pas manager les personnes à la bataille. Vous managez les choses et leadez les gens » Grace Hopper
Leader désigne la personne et les actes et n’est pas une fonction ou un titre sur une carte de visite. Manager est une fonction. Les deux mots désignent l’action et la personne qui agit.
L’image que l’on prête au leader est généralement positive. Il n’en est pas toujours de même pour le manager. Cela n’est guère étonnant. Au second, nous associons le respect d’une gouvernance dans le cadre d’une certaine stabilité organisationnelle, le pilotage des opérations et plus globalement la gestion des tâches qui lui ont été confiées. Il doit atteindre certains objectifs définis dans un cadre délimité. En comparaison, le leader est supposé être l’artisan d’une vision, le catalyseur des énergies et de l’innovation. Plus gratifiant. L’un incarne le contrôle, l’autre le changement. Le leader inscrit son action dans un mouvement perpétuel. Il cherche davantage à convaincre. Plutôt que d’ordonner et de forcer l’exécution, il cherche l’adhésion. Bien entendu, rien n’est aussi binaire. Pour réussir, le manager doit disposer d’une équipe motivée et engagée derrière lui et le leader n’aura pas d’autres choix que de devenir tôt ou tard plus directif pour faire aboutir ses projets. Les lignes qui les séparent sont néanmoins très marquées. En théorie :
– Le manager parle de procédures, de rôles et de responsabilités alors que le leader exprime des aspirations et des besoins
– Le manager a un titre officiel quand le leader agit avec autorité.
– Le manager pose des objectifs SMART quand le leader partage sa vision, sa stratégie, et inspire  la vision du groupe.
– Le manager gère objectifs, des ressources et une équipe, alors que le leader développe  ses collaborateurs.
– Le manager a des exigences qu’il n’a pas à justifier tandis que le leader engage ses hommes,  en partageant le sens, le « Why », le pourquoi. 

Devenir Un Leader


Qui peut être un leader ? (Qui, quoi, où, comment)

Si la réponse est loin d’être simple comme nous l’aurons compris, il existe néanmoins plusieurs angles d’approche pour tenter d’en apporter une. Le leadership est souvent le fruit d’une conjonction d’éléments. Il y a d’abord celles et ceux qui se voient affublés de ce titre pour ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent. Le « qui » l’emporte dans ce scénario. Ils présentent des caractéristiques hors norme leur permettant de s’imposer naturellement, parmi lesquelles le charisme, véritable facteur de différenciation. A titre d’exemple, citons François Mitterrand ou Barack Obama. On peut les apprécier ou pas, mais ils sont d’incontestables leaders. Il y a ensuite ceux qui le sont pour ce qu’ils font. Nous sommes à présent dans le « quoi ». Ce qu’ils ont réalisé les place au-dessus du commun des mortels. Jean-Paul Sartre en intellectuel chef de file pour ses œuvres et le courant intellectuel qu’il a su inspirer en est la parfaite illustration.
Il y a ensuite ceux qui le deviennent de par ce qu’ils vivent. C’est le «  » qui compte dans ce cas de figure. Le lieu et les circonstances de l’action font alors toute la différence. Winston Churchill n’aurait sans doute pas autant marqué le monde de son empreinte si les événements dramatiques de la seconde guerre mondiale ne lui avaient pas offert la possibilité de s’illustrer en tant que Premier ministre du Royaume-Uni. Vient enfin — après le « qui », le « quoi » et le «  » le « comment ». Certaines personnes parviennent à atteindre leur cible par ce qu’ils utilisent. Leur méthode ou mode opératoire les distingue des autres.
Bien entendu, un même individu peut être cumulard ! Ces points ne sont pas exclusifs.
Un constat s’impose alors à nous. Si des points de différenciation peuvent vous permettre de l’emporter, d’autres selon le contexte peuvent annihiler vos atouts apparents. Il n’est pas nécessaire de répondre à toutes les questions pour réussir et être perçu comme un leader, mais le Grand Homme au sens de Hegel est toutefois censé y parvenir. En offrant une forme de complétude, il ne peut que marquer l’histoire des hommes de façon indélébile. Le profil d’un leader très complet : il libère (« quoi »), guide avec méthode et rigueur (« qui » et « comment »), est présent à quelques-uns des plus grands tournants de l’histoire (« où ») et a toujours mené ses actions avec détermination, sans accepter de compromis sur ses valeurs, en usant d’une communication des plus modernes (« qui » et « comment »). Certains individus sont en avance sur leur temps.
N'est pas leader qui veut. Le leader est dominateur et prêche par l'exemple.


Model de leader !
Vouloir dresser le profil type du leader idéal serait très hasardeux. On en parle beaucoup, mais essentiellement parce qu’il serait plus simple pour tout le monde d’en disposer. Imaginez s’il existait un test pour mesurer le leadership d’un individu, un peu comme on le fait avec celui du quotient Intellectuel (QI).
Bien que nous n’en soyons pas là encore, certaines caractéristiques se retrouvent néanmoins de façon quasi systématique : un courage sans faille, un potentiel de visionnaire, un sens des réalités, une éthique irréprochable, une authenticité dans l’action, une capacité à laisser s’exprimer les émotions et à en tirer parti, une aisance relationnelle, un talent d’orateur, un charisme affirmé et enfin une dose d’humilité. Là encore, le dosage entre ces différents éléments peut différer d’un individu à l’autre.
De façon générale, ils savent où ils vont et le chemin qu’ils souhaitent emprunter. Ils ont une vision et définissent très précisément les étapes pour parvenir à leur fin. Ils croient dans le futur. Des leaders pessimistes, cela n’existe pas. Ils ont confiance dans leur capacité et s’ils ne sous-estiment jamais les difficultés, ils gardent un moral d’acier et transforment leurs inquiétudes en actions. Exigeants, ils définissent pour eux et les autres des objectifs ambitieux. Quand la plupart des concurrents cherchent à gagner des parts de marché, eux n’ont de cesse que de vouloir réinventer une industrie ou un métier. Au final, ils changent la donne et aident les autres à croire en eux.
Qu’ils soient en comité restreint ou qu’ils interviennent devant un plus grand nombre, ils génèrent presque toujours passion et envie. Ils ont le don de transformer les situations délicates en opportunités et les contraintes en atouts.

Comment devient-on un leader ?

Pour devenir un leader, il faut d’abord le vouloir. Certes, l’expression du leadership est très personnelle, mais quoiqu’il en soit, celles et ceux qui ne parviennent pas à imposer leur empreinte ne restent pas en poste très longtemps. Ils sont tôt ou tard éjectés du microcosme où ils évoluent quel que soit sa taille et son importance car nous avons tous besoin d’un chef, d’un guide, d’un être en qui nous reconnaître, quelqu’un que nous voulons admirer aussi. Cela se vérifie depuis que l’homme est homme, de la préhistoire jusqu’à nos jours. Seules les méthodes ont changé… et encore. Hier, un combat de chefs donnait raison au plus fort ; aujourd’hui, un licenciement ou une élection suffit pour en terminer avec un leader défaillant.
Prendre des risques pour atteindre son but. 
Il faut donc le vouloir, et le vouloir plus que les autres. Car sur cette terre, tout est question de relativité. On peut gagner un 100 mètres parce que l’on détient un record mondial, mais aussi parce que l’on court simplement plus vite que les autres ! Les leaders naturels sont ensuite disposés à faire un certain nombre de paris pour atteindre leur but. Des prises de risques qu’un individu lambda ne prendrait jamais. Ils ne quittent jamais leur objectif des yeux et sont généralement prêts à beaucoup lui sacrifier. Ils font ainsi la différence. Enfin, ils ne transigent pas sur l’essentiel. Ils ne prennent que très rarement des chemins de traverse. Ils préfèrent et de loin rester sur la route principale et faire face à leurs obligations, tête haute. Ils ne changent de direction que s’ils acquièrent la conviction qu’ils n’ont pas le choix.
Etre réactif, robuste et résilient. 
Le monde est en perpétuel changement. Et il faut s’y adapter. Ce qui rend la tâche du leader plus complexe, mais aussi beaucoup plus passionnante. Tout s’accélère aujourd’hui. Le leader doit être flexible, réactif, robuste et résilient. En deux ou trois décennies, les modèles ont évolué et ont changé la donne.
Inspirer confiance.
Le leader doit inspirer confiance et donner le sentiment d’une relative stabilité, savoir gérer son énergie physique et mentale, être empathique et ne pas se recroqueviller sur lui-même au risque de sombrer dans les affres d’un narcissisme incontrôlé. Etre conseillé ou coaché ne signifie pas un acte de faiblesse mais, au contraire, une preuve d’intelligence.
Avoir conscience de soi et des autres. 

En réalité, il est un mot auquel nous n’avons encore pas fait allusion. Il est pourtant clé, car il va au-delà des compétences, des savoir-faire et des traits de la personnalité de chacun. Il constitue ce que l’on est vraiment. La conscience. Le cœur du système de valeurs où tout est scanné, analysé, décortiqué. Le vécu et le ressenti. Le réel et l’imaginaire. Conscience individuelle et conscience collective sont deux moteurs puissants. Elles donnent au leader un potentiel illimité, une certaine distance aux choses et une profondeur dans l’analyse. Tout ce qui sépare justement le leader de l’individu lambda !

Citations sur le leadership


"Le leadership ne s'apprend pas dans les écoles de management, c'est une affaire d'instinct et de conscience" - Vikas Swarup 
"Le leadership est l'influence authentique qui crée de la valeur" - Kevin Cashman
"Vous ne pouvez pas être un leader, et demander aux autres de vous suivre, sauf si vous savez comment suivre aussi" - Sam Rayburn
"Ci-gît un homme qui a su faire appel au service de meilleurs hommes que de lui-même" - Andrew Carnegie
"Les gens me demandent la différence entre un leader et un patron. Le leader mène, et le patron conduit" - Theodore Roosevelt/p>
"Le meilleur exemple de leadership, le leadership par l'exemple" - Jerry McClain
'Un chef est un marchand d'espérance" - Napoleon Bonaparte
"La sagesse d'admettre vos faiblesses et les corriger grâce à l'apprentissage continu signifie leadership" - A. James
La gestion est bien faire les choses, le leadership est faire les bonnes choses" - Peter F. Drucker
“Un vrai leader n'a pas besoin de conduire. Il suffit qu'il montre le chemin.”  - Henry Miller
“Un leader sait ce qu'il faut faire ; un manager sait seulement comment le faire” - Ken Adelman
“Le leadership naît d’une relation exigeante entre un leader et son collectif de travail. ”- Geoffroy Roux de Bézieux 
“Le leader de demain devra avoir une approche plus féminine. Il devra"convaincre de faire" plutôt que donner des ordres?” - Charles Handy
“Le leadership traduit la capacité d’un leader à obtenir de ses équipes une adhésion forte et durable à la réalisation d’un projet ambitieux” - Françoise Gri 
“Le leadership est la capacité d’un leader à tracer la route en s’assurant de l’adhésion totale de ses collaborateurs” - Alain Ducasse

samedi 11 février 2017

Il te sera fait selon ta foi


Les choses vous arriveront, se passeront en fonction de votre croyance en ces choses. Si la mesure de votre foi est petite, vous recevrez petit ou même rien. Mais si au contraire vous croyez fermement en cette chose vous la recevrez et en abondance.La foi vous permet d'obtenir des choses qu'on juge impossible.  C'est donc l'élément clé de réalisation, pour atteindre des objectifs, pour relever les défis et challenges. La voie de l'impossible.
Cela ne signifie pas l'obtention de tout, du maximum sur coup. Mais aussi avec le temps, sans tricher. La foi c'est aussi la patience, le courage, l’espérance, le travail, la prise de risques, sortir de son confort, frapper aux portes. Les exemples sont légion. Quelques passages de la Bible :"Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 4, 46-53.
46 Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capharnaüm un officier du roi, dont le fils était malade. 
47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir. 
48 Jésus lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point. 
49 L'officier du roi lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. 
50 Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla. 
51 Comme déjà il descendait, ses serviteurs venant à sa rencontre, lui apportèrent cette nouvelle: Ton enfant vit. 
52 Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux; et ils lui dirent : Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté. 
53 Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit : Ton fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison."
Une chose à considéré, un officier d'un roi. Aujourd'hui on parlerait de ministre ou conseiller d'un président par exemple. Et malgré son titre, il n'hésita pas un seul instant lui même d'aller vers Jésus. Sortir de son confort. Ici les fait marquants sont d'abord au verset "47 Ayant appris que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils, qui était près de mourir." L'officier a appris que Jésus était dans la région. Il prit sur lui le risque d'aller le voir pour lui demander de venir guérir son fils. Pourquoi Jésus? Parce qu'il sait et il croit que Jésus peut guérir son fils. Il est allé donc "demander" la guérison de son fils. Et la première parole de Jésus au verset 48 ne va le découragé.  Il va insister et supplier. L'espérance, le courage vont payer.  Ensuite au verset "50: Va, lui dit Jésus, ton fils vit. Et cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite, et il s'en alla." L'officier ne s'est pas posé de questions, ni de question à celui qui lui dit cette parole. "Il crut ... et il s'en alla". Il crut aux dires de jésus que son fils vit. Et c'est ce qui s'est passé effectivement. En analysant la suite des événements, on se rendra compte que l'heure à laquelle le fils s'est porté mieux correspond exactement à l'heure à laquelle Jésus lui a dit: Va, ton fils vit.