samedi 25 février 2017

Devenir Un Leader


Qui peut être un leader ? (Qui, quoi, où, comment)

Si la réponse est loin d’être simple comme nous l’aurons compris, il existe néanmoins plusieurs angles d’approche pour tenter d’en apporter une. Le leadership est souvent le fruit d’une conjonction d’éléments. Il y a d’abord celles et ceux qui se voient affublés de ce titre pour ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent. Le « qui » l’emporte dans ce scénario. Ils présentent des caractéristiques hors norme leur permettant de s’imposer naturellement, parmi lesquelles le charisme, véritable facteur de différenciation. A titre d’exemple, citons François Mitterrand ou Barack Obama. On peut les apprécier ou pas, mais ils sont d’incontestables leaders. Il y a ensuite ceux qui le sont pour ce qu’ils font. Nous sommes à présent dans le « quoi ». Ce qu’ils ont réalisé les place au-dessus du commun des mortels. Jean-Paul Sartre en intellectuel chef de file pour ses œuvres et le courant intellectuel qu’il a su inspirer en est la parfaite illustration.
Il y a ensuite ceux qui le deviennent de par ce qu’ils vivent. C’est le «  » qui compte dans ce cas de figure. Le lieu et les circonstances de l’action font alors toute la différence. Winston Churchill n’aurait sans doute pas autant marqué le monde de son empreinte si les événements dramatiques de la seconde guerre mondiale ne lui avaient pas offert la possibilité de s’illustrer en tant que Premier ministre du Royaume-Uni. Vient enfin — après le « qui », le « quoi » et le «  » le « comment ». Certaines personnes parviennent à atteindre leur cible par ce qu’ils utilisent. Leur méthode ou mode opératoire les distingue des autres.
Bien entendu, un même individu peut être cumulard ! Ces points ne sont pas exclusifs.
Un constat s’impose alors à nous. Si des points de différenciation peuvent vous permettre de l’emporter, d’autres selon le contexte peuvent annihiler vos atouts apparents. Il n’est pas nécessaire de répondre à toutes les questions pour réussir et être perçu comme un leader, mais le Grand Homme au sens de Hegel est toutefois censé y parvenir. En offrant une forme de complétude, il ne peut que marquer l’histoire des hommes de façon indélébile. Le profil d’un leader très complet : il libère (« quoi »), guide avec méthode et rigueur (« qui » et « comment »), est présent à quelques-uns des plus grands tournants de l’histoire (« où ») et a toujours mené ses actions avec détermination, sans accepter de compromis sur ses valeurs, en usant d’une communication des plus modernes (« qui » et « comment »). Certains individus sont en avance sur leur temps.
N'est pas leader qui veut. Le leader est dominateur et prêche par l'exemple.


Model de leader !
Vouloir dresser le profil type du leader idéal serait très hasardeux. On en parle beaucoup, mais essentiellement parce qu’il serait plus simple pour tout le monde d’en disposer. Imaginez s’il existait un test pour mesurer le leadership d’un individu, un peu comme on le fait avec celui du quotient Intellectuel (QI).
Bien que nous n’en soyons pas là encore, certaines caractéristiques se retrouvent néanmoins de façon quasi systématique : un courage sans faille, un potentiel de visionnaire, un sens des réalités, une éthique irréprochable, une authenticité dans l’action, une capacité à laisser s’exprimer les émotions et à en tirer parti, une aisance relationnelle, un talent d’orateur, un charisme affirmé et enfin une dose d’humilité. Là encore, le dosage entre ces différents éléments peut différer d’un individu à l’autre.
De façon générale, ils savent où ils vont et le chemin qu’ils souhaitent emprunter. Ils ont une vision et définissent très précisément les étapes pour parvenir à leur fin. Ils croient dans le futur. Des leaders pessimistes, cela n’existe pas. Ils ont confiance dans leur capacité et s’ils ne sous-estiment jamais les difficultés, ils gardent un moral d’acier et transforment leurs inquiétudes en actions. Exigeants, ils définissent pour eux et les autres des objectifs ambitieux. Quand la plupart des concurrents cherchent à gagner des parts de marché, eux n’ont de cesse que de vouloir réinventer une industrie ou un métier. Au final, ils changent la donne et aident les autres à croire en eux.
Qu’ils soient en comité restreint ou qu’ils interviennent devant un plus grand nombre, ils génèrent presque toujours passion et envie. Ils ont le don de transformer les situations délicates en opportunités et les contraintes en atouts.

Comment devient-on un leader ?

Pour devenir un leader, il faut d’abord le vouloir. Certes, l’expression du leadership est très personnelle, mais quoiqu’il en soit, celles et ceux qui ne parviennent pas à imposer leur empreinte ne restent pas en poste très longtemps. Ils sont tôt ou tard éjectés du microcosme où ils évoluent quel que soit sa taille et son importance car nous avons tous besoin d’un chef, d’un guide, d’un être en qui nous reconnaître, quelqu’un que nous voulons admirer aussi. Cela se vérifie depuis que l’homme est homme, de la préhistoire jusqu’à nos jours. Seules les méthodes ont changé… et encore. Hier, un combat de chefs donnait raison au plus fort ; aujourd’hui, un licenciement ou une élection suffit pour en terminer avec un leader défaillant.
Prendre des risques pour atteindre son but. 
Il faut donc le vouloir, et le vouloir plus que les autres. Car sur cette terre, tout est question de relativité. On peut gagner un 100 mètres parce que l’on détient un record mondial, mais aussi parce que l’on court simplement plus vite que les autres ! Les leaders naturels sont ensuite disposés à faire un certain nombre de paris pour atteindre leur but. Des prises de risques qu’un individu lambda ne prendrait jamais. Ils ne quittent jamais leur objectif des yeux et sont généralement prêts à beaucoup lui sacrifier. Ils font ainsi la différence. Enfin, ils ne transigent pas sur l’essentiel. Ils ne prennent que très rarement des chemins de traverse. Ils préfèrent et de loin rester sur la route principale et faire face à leurs obligations, tête haute. Ils ne changent de direction que s’ils acquièrent la conviction qu’ils n’ont pas le choix.
Etre réactif, robuste et résilient. 
Le monde est en perpétuel changement. Et il faut s’y adapter. Ce qui rend la tâche du leader plus complexe, mais aussi beaucoup plus passionnante. Tout s’accélère aujourd’hui. Le leader doit être flexible, réactif, robuste et résilient. En deux ou trois décennies, les modèles ont évolué et ont changé la donne.
Inspirer confiance.
Le leader doit inspirer confiance et donner le sentiment d’une relative stabilité, savoir gérer son énergie physique et mentale, être empathique et ne pas se recroqueviller sur lui-même au risque de sombrer dans les affres d’un narcissisme incontrôlé. Etre conseillé ou coaché ne signifie pas un acte de faiblesse mais, au contraire, une preuve d’intelligence.
Avoir conscience de soi et des autres. 

En réalité, il est un mot auquel nous n’avons encore pas fait allusion. Il est pourtant clé, car il va au-delà des compétences, des savoir-faire et des traits de la personnalité de chacun. Il constitue ce que l’on est vraiment. La conscience. Le cœur du système de valeurs où tout est scanné, analysé, décortiqué. Le vécu et le ressenti. Le réel et l’imaginaire. Conscience individuelle et conscience collective sont deux moteurs puissants. Elles donnent au leader un potentiel illimité, une certaine distance aux choses et une profondeur dans l’analyse. Tout ce qui sépare justement le leader de l’individu lambda !

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